Saint-Philippe

SAINT-PHILIPPE 97.442

Superficie : 10.380 ha. Population : 4005 habitants : Philippins. Culture : Canne à sucre, vanille, agrumes.

Dernière commune avant l "Enclos" du Volcan, St-Philippe tire son nom du roi de France Louis-Philippe (1773-1850), dont l'avènement coïncide avec la création de la commune. La vanille est reine. Végétation bien arrosée par les pluies quasi quotidiennes : vacoas, fougères, arbres fruitiers . Hôtel Restaurant : Le Baril, de M. Tesnière situé près des battants de l'Océan , du Sud Sauvage.

Les alentours : Baril, Basse Vallée, Ravine Ango. Takamaka, Le Grand Tremblet, le Grand Brûlé. A voir la Marine, le Pont d’Arzule, le Puits des Français au Cap Méchant, le Puits des Anglais au Baril, le Puits Arabe à la Pointe de la Table, point de départ de randonnée.

Randonnées: - La FORET DE MARE LONGUE. Patrimoine protégé, réserve botanique. Forêt originelle de La Réunion. Sur les sentiers botaniques de la Forêt de Mare-Longue: bois de couleurs nattes, bois de fer, palmistes, la route des Camphriers, toutes espèces d'épices

- Du gîte de Basse Vallée, au rempart du Volcan, il faut 6 h. de marche on passe par le Piton Ravine Basse Vallée, la forêt de cryptomérias, le Piton Rick , puis les Puys Ramond. Arrivé au Piton Bois-Vert (ou Bois-Bert) hérissé d'antennes, on marche sur des scories pour arriver au bord du rempart et découvrir le Piton de la Fournaise.

- Randonnée : Volcan - Enclos - Piton des Neiges.

- La source Repiquet : De la R.N. 2, prendre la route forestière menant au Gîte de la Basse-Vallée. Suivre à pied la piste forestière et la canalisation. Dépasser la forêt de cryptomérias, on arrive dans les fougères arborescentes. On arrive à la ravine d'où sort la source Repiquet.

Au Puits arabe, au Tremblet, Pointe de la Table, on lit sur le panneau relatif à la coulée volcanique de Mars 1986:

" La Pointe de la Table fait partie du Jardin volcanique de St-Philippe, créé à la suite des éruptions hors enclos de Mars 1986. Située au sud du Grand Brûlé, Enclos, cette zone est totalement recouverte par les formations de la phase III de la Fournaise - 60.000 à - 5.000 ans et partiellement par des coulées de la phase IV - 5.000ans - actuel, la dernière coulée dans cette partie sud hors enclos, remonte à l'an 1800. Elle s'est déroulée en 4 principaux épisodes entre les 19 et 30 mars 1986.

Annoncée par une crise sismique sommitale quelques heures avant, elle débute le 19 mars 1986 au matin, par l'émission d'une petite coulée de 300 m. située au pied du "Nez Coupé" du Tremblet dans l’Enclos". Ce premier épisode ne dure que 24 heures.

Le 20 mars s'ouvre hors de l'Enclos, une fissure de 600 m. de long sur le flanc sud-est à l'altitude 1050m., juste au dessus du Piton Takamaka. Suite à des fontaines de laves de 300 m. de haut, vont se développer deux coulées empruntant les ravines "Citron-Galet" et Takamaka jusqu'à la R.N. 2 qu'elles couperont dans l'après-midi. Un plan Orsec-Volcan est mis en place, qui sera levé l

le1 er Avril. 500 personnes sont évacuées. La coulée nord atteindra la mer dans la nuit, celle de Takamaka se stabilisant 300 m. en aval de la route.

Le 23 mars au matin, s'ouvrent jusqu'à 80 cm. de largeur, des fissures longues de 800 m. coupant la R.N. 2 à la hauteur de L'Ilet aux Palmistes, puis la lave sort dans l'après-midi entre la Nationale et l'Océan.. De plus en plus fluide, le magma détruisant les plantations de vanille atteint la mer le 24 mars en deux coulées, donnant lieu à des cascades de laves spectaculaires.

L'alimentation de ces laves se fera une semaine durant, jusqu'à former une plate forme de 25 hectares, gagnées sur la mer. ( La lutte des 2 éléments l'eau et le feu)

Le 30 mars, un cratère, puits de 100 m. de profondeur et de diamètre se forme par effondrement dans le "Dolomieu", suivi d'une petite coulée cascadant jusqu'au fond du puits. Nota: Le 13 juillet il se reproduira une petite coulée de laves résiduelles au fond de ce cratère.

Du fait de son installation sur les pentes est du Piton des Neiges, la Fournaise présente une morphologie dysymétrique, suivant son axe est-ouest, ouverture de la caldeira de l'Enclos à l'est, grande pente etc.

Ainsi son flanc est a-t-il tendance à glisser vers la mer, donnant naissance à une zone de faiblesse, où l'ouverture de fissure sous la poussée du magma est facilitée privilégiant les points de sortie. L'emplacement des coulées "hors Enclos" depuis 1774 en est la démonstration.

A ce trait structural majeur, s'ajoute la présence d'une chambre magmatique, réservoir interne au volcan situé entre 1 et 3 km. sous le sommet.

C'est à partir de ce réservoir dans lequel le magma s'accumule et séjourne que se fait l'alimentation d'une grande partie des éruptions. Dans cette chambre magmatique, se forment de gros cristaux visibles dans les laves, notamment l’olivine", péridot de couleur verte. Sa quantité relative au sein des roches de même que sa composition, donnent des indications sur la provenance du magma.

Toutes les laves émises les 19 mars et 30 mars 1986 sont des basaltes à olivine. Le rôle des gaz confirme ce lien cogénétique. En effet, alors que la fissure de Takamaka montrait une dégazage intense, fontaine de laves de 300 m. de hauteur, celle de la Pointe de la Table laissait calmement échapper un magma identique mais complètement dégazé à une température proche de1200 °. Ceci indique une communication souterraine par le biais des fissures d'alimentation appelées "dykes".

Le volume total des laves de Mars 1986 est estimé à 15 millions de m3., dont 5 millions de m3 pour la Pointe de la Table.

La coulée du 3 mars n'est elle qu'un résidu de laves de Janvier 1986, mis à jour par l'effondrement du cratère puits.

Forêt de Mare Longue : sentiers botaniques.

Basse Vallée, Grand Tremblet, Mare Longue, La Marine, Takamaka